Déclaration commune des délégations syndicales de Inbev

Nous avons appris avec stupéfaction lors du Conseil d'entreprise extraordinaire du 8 janvier la volonté de l'entreprise InBEV-Belgique de se débarrasser de 304 emplois. Cette information, nous l'avons entendue avec stupéfaction et surtout avec colère.

Les délégations syndicales de la société Inbev font appel à votre solidarité.

Nous refusons cette restructuration. Pourquoi ?

Est-il normal que l'on restructure alors que l'entreprise a enregistré un bénéfice net de 1.5 milliards d'euros en 2009 et que pas moins de 785 millions d'euros de dividendes ont été reversés aux actionnaires ?

Est-il normal que l'on restructure alors que pour 2010 la société Inbev a promis de reverser pas moins de 945 millions d'euros de dividendes à ses actionnaires ?

Entre 1989 et 2009, nous sommes passés d'une production totale de 4 millions d'hectolitres à 12 millions d'hectolitre. Dans la même période, nous sommes passés de 6000 travailleurs à 2800 travailleurs. 3 fois plus de bière avec 2 fois moins de personnel. Une augmentation de la productivité qui a donc augmenté de 600 %.

Pourquoi une augmentation de la richesse se transforme-t-elle en catastrophe pour les travailleurs? Où est la logique, si ce n'est celle du tout au profit ?

Est-il normal que l'on restructure alors que Inbev a reçu pas moins de 70 millions de réduction d'impôt grâce aux intérêts notionnels ? Argent provenant du contribuable et dont le but est de soit disant de créer de l'emploi.

NON, nous ne trouvons pas cela normal ! Nous n'acceptons pas cette restructuration !

Nous n'acceptons pas cette restructuration, et c'est la raison pour laquelle nous menons le combat en commun, ouvriers et employés, travailleurs de Flandre et travailleurs de Wallonie. Nous n'acceptons pas la division communautaire qui veut nous opposer les uns aux autres. Un travailleur licencié est un travailleur licencié, qu'il soit flamand ou wallon.

Nous n'acceptons pas cette restructuration. C'est pourquoi nous appelons à la solidarité des autres entreprises. La logique avec laquelle on diminue l'emploi chez nous est la même logique avec laquelle on diminue l'emploi chez vous: Plus de profit, et moins d'emploi. Nous n'acceptons pas cette restructuration et c'est pourquoi nous interpellons nos hommes et femmes politiques. Plutôt que des belles paroles pour l'emploi, nous leur demandons des actes. Plutôt que de donner des milliards d'euros de cadeaux au patronat, on ferait mieux d'investir dans l'emploi. Plutôt que de chasser les chômeurs, chassez le chômage.

Les délégations de INBEV Belgique

Contact: Nino Militello fgtb.inbevjupille@gmail.com Gilbert Rentmeister 0477/ 772 793

Cet appel est également envoyé en Néerlandais par nos collègues de Louvain